OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic ont annoncé leur soutien à un mécanisme commun destiné à permettre aux éditeurs de refuser que leurs pages soient utilisées pour l’entraînement futur de modèles d’intelligence artificielle. L’initiative vise à remplacer la multiplication des réglages propres à chaque robot d’aspiration.
Jusqu’à maintenant, un média devait bloquer séparément les robots des différentes entreprises. Des éditeurs comme Radio France, France Médias Monde, TF1 et Actu.fr avaient notamment mis en place des mesures contre GPTBot, le robot d’OpenAI. La nouvelle consigne sera reconnue par les entreprises qui adhèrent au dispositif.
Une adoption progressive
La mise en place ne sera pas simultanée. Anthropic affirme avoir déjà commencé à appliquer le signal, tandis qu’OpenAI évoque une disponibilité « dans les prochains mois ». Microsoft prévoit le reconnaître à compter du 1er février 2027, et Google au cours de la même année.
| Entreprise | Échéance annoncée |
|---|---|
| Anthropic | Application déjà amorcée |
| OpenAI | Dans les prochains mois |
| Microsoft | 1er février 2027 |
| Au cours de 2027 |
« Déjà commencé »
Cette application a été confirmée par Kevin Kelley, responsable technique des normes chez Anthropic. Le signal ne portera toutefois que sur l’entraînement à venir des modèles. Microsoft précise que le réglage ne bloquera pas la consultation des pages et que, sans préférence exprimée par un site, l’aspiration demeurera permise par défaut.
Les moteurs de recherche sont également concernés par les inquiétudes des éditeurs. Microsoft et Google assurent que le choix d’un refus n’aura pas d’effet sur le référencement des sites. Microsoft distingue cependant l’utilisation des pages dans les réponses de ses assistants, notamment Copilot : un refus pourrait alors réduire la visibilité des sites dans ces réponses.
Une réponse aux tensions avec les éditeurs
L’annonce survient alors que des médias contestent l’utilisation de leurs articles pour développer des outils d’IA. Depuis décembre 2023, le New York Times accuse OpenAI et Microsoft d’avoir employé des millions de ses articles sans autorisation ni rémunération pour entraîner ChatGPT. Meta a salué l’initiative par l’intermédiaire de son directeur de la communication, Andy Stone, sans annoncer si l’entreprise appliquerait elle-même cette consigne.
- Quatre entreprises soutiennent le signal commun : OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic.
- Le dispositif concerne l’entraînement futur des modèles, et non automatiquement la consultation des pages.
- Les déploiements annoncés s’échelonneront entre l’application déjà amorcée par Anthropic et le courant de 2027 pour Google.