Pascal Bérubé, le nouveau ministre québécois de la Culture, du Patrimoine, des Communications et de la Langue française, a réservé sa première rencontre officielle au milieu culturel à l’Union des artistes (UDA), vendredi après-midi à Montréal. Il s’est entretenu avec la présidente de l’organisation, Tania Kontoyanni, dans les locaux de l’UDA, dans le Mile End.
L’intelligence artificielle au cœur des échanges
La présidente de l’UDA a placé l’intelligence artificielle en tête des priorités discutées. Selon Tania Kontoyanni, les artistes ont toujours composé avec les évolutions technologiques, mais les outils actuels soulèvent maintenant un risque de remplacement qui menace la pérennité de la culture.
« Les artistes ont toujours utilisé la technologie depuis les premières machineries, mais là, on fait face au remplacement. »
Pascal Bérubé a affirmé vouloir agir rapidement et associer les artistes aux dossiers qui les concernent. Il a également dit vouloir concentrer son action sur des mesures concrètes, dans un contexte marqué par les limites de temps d’un gouvernement minoritaire et par l’état des finances publiques.
- Première rencontre officielle : l’Union des artistes;
- Priorité soulevée par l’UDA : les effets de l’intelligence artificielle;
- Autre enjeu : la visibilité et le financement des contenus québécois sur les plateformes étrangères.
La concurrence de Netflix et Spotify
La rencontre a aussi porté sur la concurrence de grandes plateformes comme Netflix et Spotify. L’UDA déplore que les contenus culturels québécois y soient peu visibles et que ces entreprises refusent l’obligation de verser des contributions financières en faveur des contenus canadiens.
Le ministre a par ailleurs indiqué que son premier appel après son assermentation avait été destiné à Tania Kontoyanni. Il a présenté cette démarche comme une marque de respect pour le travail accompli par l’UDA depuis 1937.