La production de trois journaux hebdomadaires de la Gaspésie est suspendue, alors que leur propriétaire affirme devoir trouver une solution financière dans les prochains mois pour relancer ses activités. Les Publications gaspésiennes estime que ses pertes approchent 1 million de dollars.
| Publication | Ville desservie |
|---|---|
| Le Pharillon | Gaspé |
| La voix gaspésienne | Matane |
| L’Avant-Poste | Amqui |
Simon Brisson, qui a acquis ces hebdomadaires il y a un peu moins de deux ans, dit conditionner la reprise à la conclusion d’ententes. Il attribue principalement les difficultés au recul des placements publicitaires des municipalités et des entreprises de la région, dont plusieurs se tournent désormais vers les grandes plateformes numériques.
« J’approche du million de pertes, donc c’est sûr qu’avant de repartir la machine, il faut que j’aie des choses réglées et signées. »
Le président des Publications gaspésiennes et des Éditions nordiques appelle les élus, les organismes et les entreprises à revoir leurs habitudes d’achat publicitaire. Selon lui, la décroissance de Médialo, un ancien propriétaire, a aussi contribué à modifier les façons de se promouvoir dans la région.
Le financement publicitaire au cœur des discussions
Les publications bénéficient déjà de subventions gouvernementales, notamment pour l’embauche de journalistes. Simon Brisson déplore toutefois que des placements publicitaires du gouvernement du Québec soient réalisés auprès de grandes plateformes du Web plutôt que dans les médias régionaux.
Le député de Matane-Matapédia-Mitis et ministre de la Culture, du Patrimoine, des Communications et de la Langue française, Pascal Bérubé, a indiqué vouloir examiner les investissements publicitaires des ministères. Il invite les élus locaux à se mobiliser afin de contribuer à une solution pour maintenir l’accès à l’information en région.
- Trois journaux gaspésiens ont interrompu leur production.
- Les pertes annoncées approchent 1 million de dollars.
- Une période de six mois est évoquée pour trouver une solution avant que la situation financière ne s’aggrave.