L’éducation aux médias et à l’information doit prendre une place centrale dans un environnement numérique marqué par l’intelligence artificielle, selon Abdellatif Bensfia, directeur de l’Institut supérieur de l’information et de la communication et titulaire de la Chaire UNESCO sur les médias, la communication et la culture de la paix à l’ère numérique.
Il s’exprimait à Montréal dans le cadre de la conférence annuelle du réseau ORBICOM, organisée du 26 au 30 octobre à l’Université du Québec. La rencontre porte sur les liens entre médias, intelligence artificielle et démocratie.
Mesurer les compétences, pas seulement les connaissances
Pour Abdellatif Bensfia, les programmes d’éducation aux médias ne devraient pas être évalués uniquement à partir des notions théoriques retenues par les participants. Leur évaluation doit aussi tenir compte de la capacité à mettre ces apprentissages en pratique et de la manière dont ils influencent les comportements.
- les compétences pratiques;
- les comportements et les attitudes;
- la participation et l’engagement citoyen.
Le directeur de l’ISIC estime également que les méthodes d’évaluation doivent être adaptées aux différents publics. Cette approche vise à mieux comprendre les effets concrets des initiatives d’éducation aux médias dans un contexte où les outils d’intelligence artificielle transforment la circulation de l’information.
Un rendez-vous consacré aux médias et à la démocratie
La conférence rassemble des chercheurs, des titulaires de chaires UNESCO, des professionnels des médias, des décideurs politiques et des représentants de la société civile. Son programme comprend plus de 115 communications, 35 panels et deux ateliers.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Événement | Conférence annuelle d’ORBICOM |
| Dates | 26 au 30 octobre |
| Programme | Plus de 115 communications, 35 panels et 2 ateliers |
| Horizon de recherche | 2027-2031 |
Les travaux doivent contribuer à l’élaboration d’un agenda commun de recherche sur l’éducation aux médias et à l’information pour la période 2027-2031. La programmation place ainsi les pratiques médiatiques, l’intelligence artificielle et la participation démocratique au cœur d’une réflexion menée avec des acteurs issus de plusieurs secteurs.