À la Fondation de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), l’intelligence artificielle s’intègre progressivement aux activités de communication, de recherche de donateurs et de gestion de contenu. L’organisme l’utilise notamment pour repérer des entreprises susceptibles de soutenir des projets et pour adapter ses demandes de financement à différents profils de donateurs.
Des usages liés à la recherche de financement
La fondation a eu recours à l’IA après qu’un professeur lui eut présenté un projet de recherche consacré aux érables à sucre. L’outil a proposé des entreprises québécoises actives dans le secteur du bois franc, notamment des détaillants ainsi que des fabricants de planchers et de meubles. Ces pistes n’auraient pas été retenues spontanément par Isabelle Morin, directrice générale de la fondation.
« Auparavant, ça pouvait prendre deux heures pour rédiger un message personnalisé. À présent, ça me prend dix minutes parce que je demande à la machine, puis je révise le texte. »
— Isabelle Morin, directrice générale de la Fondation de l’UQO
La technologie sert aussi à préparer des communications adaptées aux entreprises, aux particuliers et aux fondations familiales. Le contenu généré est ensuite révisé par l’équipe avant son utilisation.
Du contenu musical aux documents internes
L’IA est également employée pour la création de contenu. Au cours de l’été, un étudiant a produit un jingle destiné aux vidéos de l’organisation. La fondation s’en sert par ailleurs pour :
- transformer des fiches de projets de plusieurs pages en tableaux pour le conseil d’administration;
- préparer des comptes rendus de rencontres;
- accélérer la rédaction de messages personnalisés destinés aux donateurs.
Pour Isabelle Morin, le temps libéré doit permettre au personnel de se consacrer à d’autres tâches. Elle a demandé aux membres de son équipe ce qu’ils souhaiteraient accomplir si le tiers de leur horaire était dégagé, en précisant que l’objectif était de transformer les postes plutôt que de les supprimer.
L’équipe de la Fondation de l’UQO compte sept personnes et avance graduellement dans l’adoption de ces outils, selon des règles internes.