Éduc’alcool lance, à l’automne 2026, deux campagnes de sensibilisation visant à faire évoluer la culture de consommation dans les établissements postsecondaires et dans le milieu des affaires au Québec. L’organisme dit avoir retenu ces environnements en raison de la place qu’occupe l’alcool dans les interactions sociales.
Les deux initiatives misent sur des messages adaptés aux contextes dans lesquels se forment les habitudes. Éduc’alcool entend ainsi agir sur les normes sociales et les comportements qui peuvent normaliser ou codifier la consommation, tout en proposant des outils pratiques et sans jugement.
« Les responsabilités liées à la consommation d’alcool ne peuvent reposer que sur les individus, qu’ils soient gestionnaires, employés ou étudiants. Les contextes de consommations sont importants. »
Josée Côté, directrice générale d’Éduc’alcool, ajoute que les campagnes ciblées doivent permettre de transmettre des messages « plus pertinents et plus utiles » aux publics visés.
Deux publics, deux dispositifs
| Campagne | Public visé | Déploiement annoncé |
|---|---|---|
| Aiguise tes réflexes en soirée | Étudiantes et étudiants des cégeps et des universités du Québec | Contenus numériques, publicités sur les réseaux sociaux et les plateformes audio, affichage sur les campus |
| L’alcool a-t-il affaires en affaires? | Milieu des affaires | Campagne conçue pour les réalités des organisations |
Destinée aux campus, la campagne Aiguise tes réflexes en soirée veut normaliser le choix de boire moins ou de ne pas boire. Elle met de l’avant le libre arbitre, la maîtrise de soi et le soutien entre pairs, en orientant les jeunes vers des outils comme le Calcoolateur et le Verseur de verre standard.
- valoriser la liberté de choix et la capacité d’agir;
- fournir des solutions applicables dans les contextes sociaux;
- adapter les interventions aux milieux où se développent les habitudes de consommation.
Avec L’alcool a-t-il affaires en affaires?, Éduc’alcool s’adresse aux organisations afin de questionner les automatismes associés à l’alcool et de favoriser des pratiques plus inclusives. L’organisme présente les deux campagnes comme des interventions distinctes, adaptées aux réalités des publics ciblés.