Un épisode du balado de Rad, présenté sur OHdio, se penche sur la violence conjugale à Montréal-Nord. L’émission donne notamment la parole à Sophie Lemay, directrice de Halte-Femmes Montréal-Nord, ainsi qu’à Miriane Bergeron, une survivante de sept années de violence conjugale.
La confiance envers les services policiers
Le contenu s’inscrit dans la foulée de l’annonce par le Service de police de la Ville de Montréal du congédiement de sept policiers des postes de quartier 21 et 39. Parmi eux figure un agent du poste 39 congédié relativement à des allégations de destruction de preuves dans un dossier de violence conjugale.
Sophie Lemay affirme que ces événements ont contribué à fragiliser la confiance des femmes victimes envers les membres du corps policier. Elle décrit Montréal-Nord comme l’arrondissement montréalais où les cas de violence conjugale sont les plus nombreux, selon des données du SPVM.
| Élément | Donnée rapportée |
|---|---|
| Femmes qui ne portent pas plainte | 74 % |
| Policiers congédiés | 7 |
| Durée du parcours de survivante de Miriane Bergeron | 7 ans |
« Elles vivent beaucoup d’isolement, d’exclusion et de pauvreté. Il y a beaucoup de peur des enjeux liés à l’immigration. »
Selon la directrice de Halte-Femmes Montréal-Nord, 74 % des femmes victimes de violence conjugale ne portent pas plainte. Elle associe cette décision à la crainte de représailles, mais aussi aux inquiétudes liées au statut d’immigration et à une éventuelle expulsion du pays.
Des ressources communautaires limitées
L’épisode aborde également la situation des organismes qui accompagnent les victimes. Sophie Lemay déplore l’absence, à ce jour, de financement communautaire spécifiquement consacré à la violence conjugale à Montréal-Nord.
- Sophie Lemay explique les obstacles qui empêchent plusieurs femmes de demander de l’aide.
- Miriane Bergeron présente des signes de contrôle coercitif à surveiller dans une relation.
- Le balado revient sur l’isolement, la pauvreté et les enjeux liés à l’immigration.