ActusMédias

Retour sur la première journée de conférences AgendaPR

Une 2e édition des conférences AgendaPR aura lieu en 2018

ActusMédias était à la première journée de conférences et panels organisée par AgendaPR où étaient réunies 95 participants et 23 panélistes. Axées sur le volet relations avec les médias et innovations stratégiques, les différentes conférences et les panels avaient comme mission d’aider les professionnels des communications à propulser leurs projets dans les médias, actualiser leurs connaissances, raviver la créativité et rendre le quotidien plus efficace.

Les médias sociaux et les nouvelles technologies ayant complètement changé l’industrie des médias, les relationnistes de presse doivent s’adapter à ces nouveaux modes de consommation des médias et à l’évolution des médias traditionnels vers le numérique en intégrant notamment les influenceurs et de nouvelles façons de rejoindre les publics cibles de leurs clients.

Les mots-clés, tout au long de la journée, étaient proximité, humanité et transparence, que ce soit avec les clients ou les influenceurs. Les relationnistes de presse ont le pouvoir de modeler une image, faire une notoriété à leur client.

Comment intéresser les médias et sortir du lot ? Exemples de bonnes pratiques

La première conférence présentait le point de vue des médias avec Frédéric Murphy (La Presse), Anne-Lovely Étienne (Le Journal de Montréal) et Kelly Ann Neeley (Nightlife.ca). Tous les trois s’accordent à dire que pour intéresser les journalistes à une nouvelle, il faut leur faciliter la tâche (envoyer des photos, vidéos, des informations complètes sans avoir besoin de les demander), leur donner envie en sortant de la masse de courriels reçus et rester pertinent en ciblant le bon média. Encore trop de relationnistes ne connaissent pas le média auquel ils s’adressent. Selon Anne-Lovely Étienne, c’est une erreur d’oublier les médias locaux et dénigrer les petits médias, qui ont aussi un auditoire.

Le communiqué de presse reçu par courriel est privilégié par rapport aux appels téléphoniques ou aux conférences de presse, jugées souvent trop longues voire inadaptée. Même si une nouvelle a déjà été lue dans un fil de presse, les journalistes préféreront recevoir la nouvelle via un courriel personnalisé. “Si le communiqué de presse répond aux 7Q, c’est suffisant” explique Frédéric Murphy. Kelly Ann Neeley recommande aux relationnistes les envois de masse via MailChimp par exemple, indiquant qu’ils auraient une meilleure chance de réponse. Elle précise également “il faut faire confiance aux médias si ils proposent des Stories et photos Instagram, Facebook live ou autre” pour s’adapter à l’évolution des médias.

Selon eux, les contenus qui ont le plus de chance d’intéresser le public sont l’actualité chaude, les billets d’opinion, les exclusivités, les nouvelles locales, les gros noms et vedettes associés à un produit, les rabais.

Les relations de presse 360 : Les différentes façons d’offrir de la visibilité aux clients

Pour offrir de la visibilité à leurs clients, les relationnistes de presse peuvent utiliser autant les médias traditionnels que les blogueurs, les influenceurs… ou créer du contenu (stunt, vidéos, rayonnement social, webinaires). Tout type de média peut être inclus dans les retombées médiatiques, notamment les médias sociaux.

Marie-Annick Boisvert (Marianik) précise elle aussi de faire attention aux chiffres associés à un média ou un influenceur et de privilégier la qualité des auditoires avant la quantité. Elle ajoute qu’il lui semble indispensable de suivre les influenceurs au quotidien afin d’analyser leur engagement, les thématiques qu’ils abordent et s’ils n’utilisent pas trop de paid content.

Vicky Boudreau (Bicom) incite par ailleurs “les lignes sont de plus en plus minces entre les médias…”, précisant que parfois, selon l’industrie de l’annonceur, il sera plus simple de faire du PR paid, paid content. Et d’ajouter “une marque peut aussi aider un influenceur à développer son reach, la diversité de son contenu et intégrer une relation plus complice et exclusive”.

Pour Thara Tremblay Nantel (Thara Communications), la stratégie mise en place est très importante. On peut, par exemple, payer des influenceurs en début de campagne pour faire rayonner la marque et engendrer des retombées gratuites (earned media). Il est aussi important d’entretenir des relations avec les vedettes qui ont déjà des liens naturels avec une marque tout comme il est bénéfique pour les deux parties d’accompagner les influenceurs en paid content. Elle ajoute que l’envoi de communiqués de presse en embargo lui permet d’organiser des entrevues en amont et avoir des retours des gens intéressés. “Les relationnistes devraient au départ convaincre les clients que même si le produit ne sera pas dans un média de masse, ça rejoindra le public cible.” Selon elle, l’un des principaux avantages des campagnes commanditées est d’avoir accès aux données analytiques.

Marc-Olivier Goulet-Lanthier (Wink Stratégies) a un avis très tranché au sujet des influenceurs “il faut payer les influenceurs pour entretenir la relation humaine” et garder à jour les relations avec eux, pas seulement les payer pour relayer un produit mais garder un contact.

L’arrivée des partenariats payants : Comment intégrer les influenceurs dans vos stratégies de communication ?

Le mot d’ordre est de privilégier la qualité plutôt que la quantité, de cibler des influenceurs non pas pour le nombre de followers qu’ils ont mais pour leurs intérêts, l’image qu’ils dégagent, peu importe leur auditoire. L’image de l’influenceur sera associée à la marque. Il est important que les deux fittent. “La qualité du contenu est le plus important, surtout sur le long terme. Il faut rester authentique avec soi même, rester dans son brand” affirme Karim S. Leduc (Dulcedo). “Ça ne prend qu’une campagne qui ne “fitte” avec ta marque et le lien avec tes abonnés se brise facilement” selon Virginie Goudreault (Blond Story). Quand on précise que pour l’image de l’influenceur il est préférable de promouvoir une seule marque dans un marché, Gabrielle Madé (Le Slingshot) précise “On est multi-marques dans la consommation, ça ne choque pas sur certains marchés de représenter plusieurs marques concurrentes”.

À la question “Comment s’y prendre pour évaluer le coût d’un contrat ?”, on répond “en fonction de l’offre et de la demande”. C’est aussi là tout le but de l’existence d’agences telles que Le Slingshot. La carte des tarifs peut varier en fonction du nombre d’impressions, des modalités (exclusivité…), du ratio abonnés/engagement. Le rôle d’une agence est aussi d’expliquer ça à l’annonceur et de donner le meilleur ROI pour garder le client. Il est toutefois très important d’être transparent avec sa communauté et d’indiquer que le contenu est sponsorisé pour perdurer et entretenir le lien.

Si le YouTuber Pierre-Luc Cloutier admet ne pas faire d’entrevues car il n’est pas journaliste, Virginie Goudreault estime que les influenceurs et les médias se transforment désormais en relationniste.

Au sujet de la “viralité”, PL Cloutier termine “C’est plus difficile de garder le monde avec 500 000 vidéos. moi je ne fais de vidéos virales, je bâtis une communauté”.

Ce que les clients attendent de leurs agences PR et leurs équipes de relations publiques : Les bonnes pratiques

Encore une fois, confiance et transparence sont sortis plusieurs fois au cours de ce panel.

Patrick Rozon (Zoofest) commence “un relationniste de presse c’est vital quand on connaît rien au milieu en tant que société, artiste pour développer sa notoriété. Il faut un lien de confiance, des gens qui comprennent l’environnement de l’annonceur, du produit”.

Pour Steven Ross (Cirque du Soleil) “À l’international, l’agence de presse nous aide avec la norme du pays. On a pas de ramifications locales, ça prend des gens en qui on a confiance”. Le meilleur signe de confiance d’une agence est la transparence et l’honnêteté en cours de mandat pour dire là où ça ne fonctionne pas. “Les communications ça se travaille en amont, tous les problèmes ne se résolvent pas avec des communications.”

Ajouter une touche originale à vos événements média : Conseils d’experts pour flairer les nouvelles tendances et les déployer en événements

Même si l’originalité est différente d’un client à l’autre, d’un besoin à l’autre, la créativité dans les événements médias doit pousser les professionnels à penser “outside of the box” et ne pas simplement faire comme les autres parce que c’est à la mode. Il faut penser à ce qui est le plus adapté à leur client.

Selon Michael di Staulo (Sid Lee) “la réalité virtuelle devrait exploser dans l’événementiel dans les prochaines années”. “Parfois, avec la technologie on perd le contact. Et si les humains ne se parlent pas il n’y a pas d’événementiel, d’expérience. Il faut donc aussi penser au côté humain”, tempère Anne Dongois (C2 Montréal et ad Communications) qui ajoute, tout comme dans les relations de presse, qu’il faut “favoriser les joueurs locaux”.

La gestion efficace d’un tapis rouge : L’arrière-scène des relations de presse en mode tapis rouge, événements et galas

Selon Junior Bombardier (Roy & Turner Communication), il faut déterminer une zone pour les médias traditionnels et une pour les influenceurs. Plus les blogueurs et médias web auront une approche professionnelle, plus ils pourront accéder aux tapis. Philip Vanden Brande (Evenko) est du même avis “Il faut un média traditionnel avec une caméra pour couvrir un tapis”.

“Les relations de presse c’est vraiment un métier fait pour rester, les gens ont besoin de parler de leurs événements, produit…”, Narimane Doumandji (Communications Narimane).

Il était aussi question de bonnes idées à importer au Québec pour les intégrer aux pratiques d’ici.

Une 2e édition de conférences AgendaPR aura lieu en 2018.

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