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Journée de conférences AgendaPR
Steven Chlapecka, attaché de presse senior pour Hillary Clinton, lors de la campagne présidentielle.

Un résumé des conférences AgendaPR 2018

La deuxième édition de la journée de conférences AgendaPR avait lieu ce mardi 23 octobre à Montréal

Pour cette 2e édition, la journée, axée sur les nouvelles tendances et sur l’état des relations publiques au Québec, accueillait une vingtaine de conférenciers. Plus d’une centaine de professionnels et experts du PR étaient réunis dans la salle. Cette édition 2018 visait aussi à résoudre certaines problématiques du monde des communications, ainsi qu’à outiller les nouveaux travailleurs de l’industrie.

Nouveauté de cette année : en plus des conférences, s’ajoutaient à la programmation des ateliers et du réseautage.

Des relations de presse efficaces pour des résultats gagnants

Le panel, composé de Stéphanie Vallet de La Presse, Lise Lapointe du 98.5fm et Marine Thomas des Affaires, abordait la communication entre les relationnistes de presse et les journalistes.

L’enjeu qui en est ressorti est le ciblage des communiqués de presse : “il faut cibler à qui on s’adresse, faire une recherche” dit Lise Lapointe.

Il est important de noter que les médias ne sont pas une courroie de transmission, il faut que les intérêts des médias et des relationnistes se rejoignent.

Le consensus général est que le contact par courriel est le moyen le plus simple de faire son pitch. “Le courriel est intéressant, mais il doit être mis en contexte et être personnalisé” commente Stéphanie Vallet. L’appel téléphonique est une autre option de contact avec les journalistes, mais le harcèlement téléphonique et les appels de confirmation de réception sont à proscrire.

Côté transparence, Stéphanie Vallet estime qu’il est mieux pour un relationniste d’être transparent s’il ne peut commenter, plutôt que “de jouer au mort”.

Les facteurs qui font d’un communiqué de presse, la prochaine nouvelle, sont l’intérêt du lecteur et le calendrier du média, explique Marine Thomas. En effet, environ 80% des nouvelles ne sont pas imposées par un média, mais choisies par les journalistes. Il est donc important pour un relationniste de cibler son message au journaliste à qui il s’adresse.

Trucs et astuces pour faire rayonner ses clients et ses projets à l’extérieur du Québec

La deuxième conférence portait sur les trucs et astuces nécessaires à un rayonnement de ses clients à l’extérieur du Québec.

Les conférenciers présents : Priya Chopra (1Milk2Sugars), Patrizia Dri (Tourisme Montréal) et Phil Birnbaum (Bookmark Content and Communications) s’accordaient tous sur un point : l’originalité comme élément central d’une campagne.

Selon Phil Birnbaum, “tu as besoin de combiner le contenu, le PR et les partenariats”. Sans ces bases, il est plus difficile de faire une campagne hors-Québec. C’est d’ailleurs une tendance mondiale pour le PR, la difficulté grandissante d’atteindre une audience et la compétitivité grimpante.

Par ailleurs, il faut cerner ses campagnes par rapport à leur lieu, “une campagne aux États-Unis nécessite beaucoup d’argent, au moins 10x plus qu’au Québec” explique Priya Chopra.

Avoir un ambassadeur de marque ou inviter des influenceurs sont des techniques de PR bien efficaces pour une campagne en dehors du Québec.

À l’intérieur même du Québec, il est mieux de planifier un évènement avec un point de vue local. Un exemple sorti par Patrizia Dri : “dans la ville de Québec, le taux de no-show des médias aux évènements est de 1%, alors qu’à Montréal il se situe entre 20% et 30%”.

La montée technologique en affaires expliquée par leurs relationnistes de presse

Cette conférence avait pour panel Fabrice Giguère d’Ubisoft, Bradley Grill de Lightspeed et Marie-Eve Francoeur de Bell.

Se concentrant sur la technologie en affaires, cette conférence a donné à l’innovation un rôle primordial dans le PR pour les compagnies technologiques. Bradley Grill a d’ailleurs confié que Lightspeed avait subi plus de six transformations depuis sa création.

Afin de faire connaître un produit technologique, le panel a suggéré de le faire essayer aux journalistes, ainsi que d’en expliquer les composantes et les retombées.

Pour Marie-Eve Francoeur, le secret réside à montrer les coulisses aux médias et à inclure des PME dans les projets.

Fabrice Giguère, propose quant à lui “d’exposer le contraste de la technologie, ses désavantages et ses avantages”. Il explique que le relationniste d’une compagnie technologique doit expliquer clairement et simplement le produit aux médias.

Au final, le PR reste du PR pour Bradley Grill. Ce n’est que le produit qui change, pas les techniques relationnelles.

Le Slingshot présente : Soigner et maximiser votre contenu pour engager votre audience

Pour commencer cette conférence, Pellep, blogueur de métier, explique ce qui fait d’une collaboration entre une marque et un blogue, un succès.

Il faut mettre le contenu en évidence, s’approprier le blogue pour sa campagne et faire participer le blogueur, explique-t-il. Le blogueur cherche l’exclusivité et à vivre, et faire vivre, une expérience lors d’une collaboration. “Si t’as besoin de travailler plus, travailles plus afin de donner un réel contenu au blogueur” conclut Pellep en s’adressant aux relationnistes.

Marianne et Gabrielle, de 2e peau, enchaînent en montrant comment bien gérer sa page Instagram. Selon elles, deux facteurs permettent d’obtenir une ligne directrice propre et esthétique pour son compte. Le sujet et la composition. Il faut choisir 4-5 sujets principaux, ainsi que 4-5 angles de photos. Ensuite, il ne suffit qu’à bien intégrer les photos sponsorisées et cerner l’intérêt de son auditoire.

Pour conclure la conférence, Émile Roy fait une synthèse des avantages de s’associer avec un youtubeur. Il précise que d’avoir du contenu sponsorisé sur YouTube permet d’avoir accès à beaucoup de données, c’est moins cher qu’une publicité à la télévision et ça permet aussi un meilleur engagement par vue.

Rencontre avec Steven Chlapecka, attaché de presse sénior pour la campagne présidentielle d’Hillary Clinton

Cette conférence, truffée d’anecdotes et d’histoires de campagne, est venu alléger le contenu de la journée.

Sur un ton léger, Steven Chlapecka a montré les coulisses des relations publiques d’une campagne présidentielle. Souvent confronté à des imprévus, il raconte avoir trouvé cette expérience plus qu’enrichissante. Il a conclu avec un résumé de ce qu’implique une campagne présidentielle, avec ses milliers d’acteurs et ses enjeux.

Les nouvelles tendances en relations publiques par l’Alliance des cabinets de relations publique du Québec

Pour terminer cette journée de conférences, le micro est passé à Franceska Dion de FDM, Isabelle Verreault de Hill+Knowlton Stratégies, Nathalie Bergeron de FHR Montréal et Pierre Gince de Mesure Média afin de dénicher les tendances de 2019.

“Il faut dessiner une campagne qui ira chercher directement, où elle prend ses morales” dit Isabelle Verreault pour les relationnistes.

Franceska Dion avise par contre “qu’il n’y a pas de recette magique. Il ne faut pas être gêné de dire non au client et de le diriger plutôt vers la meilleure option”.

L’importance de personnaliser sa campagne a été maintes fois répétée lors de ce panel. Il faut faire des recherches et trouver les besoins, c’est le conseil que tous ont donné aux professionnels réunis dans la salle.

Et le meilleur pour la fin, la cerise sur le sundae. La grande tendance mondiale qui s’annonce ?

La tendance mondiale est à l’évaluation, à l’innovation et à l’utilisation de “big data” afin de peaufiner les campagnes.

D’ailleurs, novembre est le mois mondial de l’innovation, a fait remarquer Pierre Gince.

Pour les intéressés qui n’ont pu assister à la journée de conférences AgendaPR, une troisième édition aura lieu en octobre 2019.

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